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Pool Panic est un jeu à part, bien loin des conventions habituelles. Qu'il s'agisse de sa direction artistique, de son gameplay, de son univers et du ton adopté, rien ne peut-être affublé du terme « classique ». Pool Panic est néanmoins un jeu profondément généreux, sincère et surtout rafraîchissant. En dépit de toutes ses bonnes intentions, force est de rappeler que le titre de Rekim reste tout de même lacunaire, à commencer par une caméra perfectible, une bande-son et des bruitages agaçants ou une difficulté qui fait bien trop souvent le yoyo... De fait, impossible de pleinement le recommander, quand bien même il pourrait régaler une partie du public.
Verdict !

Les +


  • Une direction artistique unique et maîtrisée
  • Une générosité débordante
  • Une aventure rafraîchissante et variée
  • Un portage de bonne facture
  • Un mode multijoueurs agréable
  • Un rapport qualité-prix somme toute correct
barre

Les -


  • Une difficulté inégale
  • Une physique qui peut rendre fou
  • Une caméra perfectible
  • Une bande son et des bruitages agaçants
  • Une maniabilité pas toujours au point
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Pool Panic
Par Kalimari, le mercredi 11 septembre 2019

Né de l'imagination fertile du studio Rekim et édité par Adult Swim Games, Pool Panic est un jeu de billard loufoque disponible sur PC et Nintendo Switch. À la vente sur le Nintendo eShop depuis le 23 juillet 2018 au tarif de 12,19 €, le titre n'a cependant rien de la simulation ultraréaliste, en attestent ses tables farfelues et ses règles peu académiques. Si, comme Jean-Marie Billard, les histoires de queues, de boules et de trous vous rendent hilares, il est fort probable que Pool Panic ait titillé votre curiosité. Attention toutefois à ne pas s'y précipiter, car s'il est un adepte du lustrage, le titre de Rekim n'en est pour autant pas tellement brillant...

Boules vers désert

Avec Pool Panic, le premier contact est trompeur, en atteste le niveau d'introduction. Face au joueur, une table homologuée en tous points :  des dimensions respectées, ainsi qu'une boule blanche et dix autres bariolées – ces dernières formant un triangle – s'y tiennent, le reste étant vierge de tout élément. Le but, pour les néophytes, est clair comme de l'eau de roche : faire tomber les billes colorées dans les trous, à l'aide de leur queue et de la boule blanche. Une fois toutes les billes de couleur disparues, le joueur doit conclure la partie en se débarrassant de la boule noire, puis de la blanche. C'est impératif, tout du moins d'après Pool Panic, puisqu'il s'agit là de la seule méthode possible pour finir un niveau. Si dans la vie de tous les jours le billard et ses règles sont un poil plus complexes, mais aussi entourées de tout un tas de variantes, le titre de Rekim opte quant à lui pour des contraintes plus simples. Jusqu'ici rien d'anormal, me direz-vous ?

Justement, si, puisqu'on parle ici du « simulateur de billard le moins réaliste du monde », n'est-ce pas ? De fait, le classicisme du premier niveau a de quoi laisser songeur. C'est, au final, pour mieux duper le joueur ; une fois tombée dans un trou, la boule blanche est happée vers un monde fantastique où cette dernière et toutes ses congénères prennent vie. L'histoire d'une bille qui, de sa chute jusqu'à sa remise en jeu, va en voir de toutes les couleurs ! Ainsi, au travers d'une centaine de niveaux, ne faudra-t-il pas s'étonner de retrouver notre singulière protagoniste pratiquer son activité dans des biomes inspirés par – pêlemêle – le Far West, les rave parties, les stations de ski et leurs remontées mécaniques, le camping sauvage dans une forêt menacée par l'abattage, etc. Autant de lieux divers et variés que de règles, souvent peu orthodoxes. Certains de ces niveaux demanderont, par exemple, de désarmer des boules-chevalières au travers de joutes à boule-cheval, ou bien encore de voler le cuivre du leader d'une fanfare pour berner et diriger les boules-musiciennes vers l'unique trou du plateau.

Bille billiards de billes sabords !

Cette pluralité d’objectifs et ce renouvellement constant de mécaniques de jeu font de Pool Panic un titre rafraîchissant et généreux. S'il ne faut compter qu'une demi-douzaine d'heures pour terminer l'aventure en ligne droite, la compléter à 100 % demandera bien plus de temps. Les nombreux succès en jeu, les quatre trophées de chaque niveau (time-attack, nombre de coups limités, aucune erreur commise, tous les ennemis éliminés) ou le mode difficile, lequel est mis à disposition une fois le boss de fin vaincu, sont là pour en attester. Toutefois, tout n'est pas rose dans l'univers déjanté de Pool Panic, à commencer par sa difficulté en dents de scie : certains niveaux seront bouclés à 100 % en un seul essai, tandis que d'autres – plus nombreux – décourageront bien rapidement le joueur, la faute d’une lisibilité parfois infecte ou des tables basées sur de la physique, de la survie ou de la vitesse, lesquelles ne font vraisemblablement pas bon ménage avec un jeu de précision...

C'est qu'il s'agit tout de même d’un jeu de billard, à l'origine. La maniabilité n'étant de base pas parfaite, accumuler la difficulté qui lui est propre à des choix de game design hasardeux, et même un soupçon d'aléatoire, aura tôt fait d'achever les espoirs de complétion de bon nombre de joueurs. Il faut dire que devant l'ampleur de la tâche, mieux vaut être motivé. Rien d'impossible évidemment, mais le défi n'est définitivement pas à la portée de tous, notamment pour ceux qui n'ont pas les nerfs solides. Plus haut, on signalait également l'impact de la caméra sur le titre. Fixe, cette dernière aurait pu être agrémentée d'effets de transparence dès lors qu'une bille passe derrière un obstacle, histoire d'éviter au joueur de tirer au pif dans l'espoir de toucher sa cible. Car, s'il est possible de déplacer manuellement la boule blanche (c'est même essentiel), ce n'est évidemment pas le cas des autres. Dommage, puisqu'au-delà de tous ces soucis, le cœur du jeu est amusant et réserve de nombreuses surprises, à l'image des quelques boss à affronter ou des boules spéciales à dénicher pour débloquer d'autres niveaux.

Moi j'ai dit « billard » ? Comme c'est billard...

S'il y a bien une chose sur laquelle Pool Panic est intouchable, c'est bien évidemment sa direction artistique. La réalisation, sans failles, divisera à coup sûr le public. Très cartoon, débordant de couleurs vives et d'animations délicieusement stupides, elle offre pourtant un spectacle de tous les instants ; de quoi faire oublier une technique relativement sommaire, ainsi qu'une bande-son et des bruitages vite ennuyeux. Le portage, parfait, enjolive évidemment le résultat final, le titre pouvant se vivre sur téléviseur ou se consommer par petites sessions en mode portable. Puisqu'on en parle, Pool Panic est par ailleurs plus agréable à picorer qu'à dévorer d'une bouchée. Car, s'il est bourré de surprises et qu'il sait se renouveler, les bases mêmes du billard elles, se montrent fatalement redondantes. Pour les amateurs de soirées canapé, un mode multijoueurs jusqu'à quatre en local est disponible : on s'y affronte suivant diverses règles, mais toujours dans le but d'être le dernier debout (sur la table).

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