Bienvenue sur Nintendo-Difference

L'inscription sur Nintendo-Difference est totalement gratuite et vous permet de bénéficier de toute l'actualité des jeux vidéo et de la Nintendo Switch, de la Nintendo 3DS et de la Wii U. Accès aux commentaires de news, aux concours de jeux vidéo, etc...

Connexion :

Mot de passe oublié ?

S'enregistrer

Twitter Facebook Rss Rejoignez nous !
PODCAST #82
E3 2018 : Le grand débriefing
Accueil podcast Télécharger le podcast
Avec son humour, ses graphismes charmants, sa bande-son géniale et son gameplay plutôt efficace, Shantae : Half-Genie Hero est un titre convaincant, susceptible de plaire à un large public. Il ne propose certes rien de très original niveau level design souffrant de quelques redondances, ainsi que d'une durée de vie assez courte en ligne droite. Néanmoins, il est facile de s’y perdre pendant une petite dizaine d’heures de jeu fort plaisantes. On le recommandera donc sans réserve particulière, mais sans enthousiasme démesuré, car il n’arrive pas non plus à rassurer sur l’avenir d’une série qui semble malheureusement avoir déjà vécu ses meilleurs moments.
Verdict !

Les +


  • Univers toujours aussi plaisant
  • Réalisation propre et colorée
  • Excellente bande-son
  • Gameplay efficace et plutôt varié
  • Challenge adapté à tous
  • Pas mal d’objectifs annexes
barre

Les -


  • Certaines formes peu intéressantes
  • Level design très classique et cloisonné
  • Des redondances
  • Traduction française totalement ratée
  • DLC un peu chers vu le contenu
0 commentaire(s)
Shantae : Half-Genie Hero
Par Kayle Joriin, le dimanche 4 mars 2018

Quinze ans déjà que Shantae, l'héroïne iconique de WayForward Technologies, contrecarre les plans de la machiavélique Risky Boots à grands coups de tignasse. Après un premier volet de grande qualité sur Game Boy Color en 2002 et surtout une résurrection inespérée en 2010 sur DSiWare avec Risky’s Revenge (porté ensuite sur PC, iOS, PS4 et Wii U), la franchise s’est imposée peu à peu dans le paysage vidéoludique indépendant. Sans doute l’épisode le plus ambitieux jusqu’à présent, Shantae and the Pirate’s Curse s’est ainsi essayé au Metroid-like, proposant une expérience plutôt réussie, malgré ses limites en termes de level design. Quant à Half-Genie Hero, premier opus développé directement pour les consoles de salon, il s’est assuré d’emblée une certaine visibilité en récoltant près de 950 000 dollars de financement participatif et a été assez bien accueilli par la critique lors de sa sortie fin 2016. Déjà disponible sur PC, Xbox One, PS4, PS Vita et Wii U, le titre a, sans surprise, fini par débarquer sur Switch en juin dernier. Un juste retour des choses pour les fans nomades de Nintendo qui avaient toujours été servis en premier jusqu’à présent.

Un cheveu sur la langue

Dépossédée de ses pouvoirs à la fin de Risky’s Revenge, Shantae avait dû collaborer avec son ennemie jurée dans Pirate’s Curse pour vaincre un mal ancestral, récupérant sa magie au passage. C’est donc en pleine possession de ses moyens qu’elle commence cette nouvelle aventure en faisant un étrange rêve dans lequel un messager du royaume des génies lui annonce qu’une terrible menace va bientôt s’abattre sur leurs deux mondes. La gardienne de Scuttle Town n’a toutefois guère le temps de ruminer cet avertissement, puisque la ville se retrouve encore une fois assaillie par Risky Boots et ses Tinkerbats qui en ont profité pour dérober les plans de la dernière invention d’Oncle Mimic. Une crise heureusement rapidement résolue, mais dont les dégâts collatéraux provoquent le licenciement sans préavis de l’infortunée demi-génie. Au chômage partiel (car le maire Scuttlebutt lui demande quand même de former sa remplaçante), elle va mettre à profit son temps libre pour aider à finaliser la machine de son Oncle, destinée à alimenter la bourgade en énergie afin de la protéger comme les incessantes attaques des pirates.

Dans sa quête des pièces nécessaires à la fabrication de cette « Dynamo », la facétieuse héroïne sera évidemment amenée à visiter différentes régions, à affronter pas mal de têtes connues (dont l’impayable Squid Baron) ou à rendre service à des villageois pas avares en conseils. Et comme d’habitude, elle pourra compter sur le soutien (essentiellement moral) de ses amis : Sky, la dresseuse d’oiseaux, accompagnée de son perroquet Wrench ; Bolo, le guerrier un peu crétin ; et Rottytops, la zombie friande de cervelle humaine. Ces derniers jouent d’ailleurs parfaitement leurs rôles de faire-valoir comiques dans une histoire qui, sans être d’une incroyable profondeur, joue comme d'habitude la carte de l’humour décalé et référencé. Il faudra néanmoins passer sa Switch en anglais pour pouvoir réellement en profiter, car la version française s’avère au mieux médiocre, affichant bon nombre de fautes grossières et de traductions littérales difficilement compréhensibles.

Des animaux et des normes

Pas franchement dépaysés par le contexte scénaristique, les fans de la jolie danseuse du ventre le seront sans doute davantage par le gameplay. En effet, si le mélange caractéristique de plates-formes, d’action et d'aventure répond toujours présent, le dosage des ingrédients est légèrement différent de ce à quoi nous avait habitués la franchise. Alors que les deux premiers volets rappelaient fortement les Wonder Boy/Monster World, et que le troisième lorgnait vers le Metroid-like, Half-Genie Hero met désormais plutôt en avant sa dimension action/plates-formes, tout en proposant une progression beaucoup plus classique avec six niveaux « à l’ancienne » découpés en différentes zones. Il est certes possible de revenir dans chaque niveau pour en percer tous les secrets, et des méthodes de déplacement rapide permettent d’offrir un minimum de liberté. Cependant, le feeling n’est pas tout à fait le même, et l’aspect exploration, qui fait partie intégrante du charme de la série, est moins mis en avant que par le passé. Cela ne rend pas l’expérience désagréable pour autant, vu que la maniabilité est toujours parfaitement calibrée et que cette nouvelle structure permet d’atténuer certains problèmes de rythme rencontrés dans Pirate’s Curse. En revanche, il faut avouer que le level design manque encore de folie et d’originalité, les développeurs de WayForward faisant montre d’un grand classicisme dans ce domaine.

L’héroïne a beau afficher un large panel de techniques, souvent évolutives, la plupart ne sont guère originales, tout comme les situations nécessitant de les mettre à profit. Outre sa redoutable chevelure, quelques sorts magiques et une poignée de compétences passives, la jeune demi-génie retrouve ainsi ses pouvoirs de métamorphe qui lui permettent d’acquérir des capacités spécifiques par le biais de différentes formes animales. Pourtant, si ces dernières n’ont jamais été aussi nombreuses, leur abondance apparaît parfois comme un peu artificielle, et les phases de jeu associées restent inégales en termes d’intérêt. Capables d'évoluer sous l’eau ou dans les airs, le crabe et la chauve-souris semblent par exemple avoir été créés pour servir d’intermédiaire aux habituelles transformations en sirène et harpie, disponibles plus tardivement. Quant à la souris, également inédite, sa petite taille lui permet d’évoluer dans des sortes de mini-labyrinthes incrustés dans les décors, malheureusement assez rébarbatifs à parcourir. Et on ne parle pas de la dryade ou de la jarre de gemmes, à l'intérêt très relatif ni du blobfish, essentiellement là pour la blague.

Bien entendu, il serait malhonnête de nier que cela apporte une certaine variété au titre. D’autant qu’il est fort agréable de découvrir l’adorable bouille de Shantae sous des apparences inédites. Les petites animations de danse des deux premiers épisodes ont certes progressivement cédé leur place à une sélection via un banal menu, mais il s’agissait sans doute d’une évolution nécessaire pour ne pas alourdir inutilement le gameplay. Sachant que, même de cette manière, l'ergonomie n’est pas forcément idéale. Le souci, c’est que la multiplication des formes et des capacités associées ne s’accompagne pas d’une véritable montée en puissance en termes de contenu et de level design. Ni très nombreux, ni spécialement longs, les niveaux sont simplement parsemés de petits objectifs secondaires et de zones inaccessibles lors des premiers passages, ce qui incite à les refaire à chaque fois qu’une nouvelle métamorphose a été débloquée ou lorsqu’une quête annexe le demande explicitement. Une méthode comme une autre pour booster la durée vie au risque d’induire un brin de lassitude chez le joueur.

Le prix de la HD

S’il a cependant un point sur lequel Half-Genie Hero ne déçoit pas, c’est clairement sa réalisation. L’abandon du style néo-rétro au profit de graphismes HD provoquera sans doute un petit pincement au cœur chez les fans de la première heure, mais il faut reconnaître que le bébé de WayForward reste tout à fait charmant d’un point de vue visuel. Les environnements en 3D, assez sobres, contrastent un peu avec de jolis sprites 2D parfaitement animés. Néanmoins, le mélange semble plus cohérent que dans un DuckTales Remastered et le jeu varie les plaisirs en balançant parfois d’énormes boss à l’écran (avec un dézoom de rigueur) ou en jouant avec les trois dimensions pour proposer des décors circulaires. Quant à la bande-son, toujours signée par Jake « Virt » Kaufman, elle s’avère aussi jouissive qu’à l’accoutumée et s’adapte parfaitement à la structure niveaux en lorgnant vers les rythmes très percutants d’un Mighty Switch Force. Fidèle à sa réputation, le studio californien nous offre ainsi un titre propre, coloré et dynamique, aussi plaisant pour les yeux que pour les oreilles, qui se montre très à l’aise sur l’écran de la Switch.

En définitive, malgré des choix de gameplay qui pourront décevoir les habitués et leur donner l’impression que la série n’évolue pas forcément dans le bon sens, les nouvelles aventures de Shantae sont donc globalement réussies. Assez courtes en ligne droite, puisqu’il ne faudra guère plus de cinq ou six heures pour en voir le bout, elles offrent toutefois assez de contenu optionnel pour atteindre la dizaine d’heures de jeu, ce qui reste acceptable pour un prix de 16,99 €. En outre, si la difficulté avait tendance à baisser d’épisode en épisode, la présence d’un mode Hardcore compense largement le relatif manque de challenge. Et c’est sans compter sur la traditionnelle approche speedrun facilitée par un mode Hero permettant de commencer la partie avec les principales transformations débloquées. En revanche, il est regrettable que certaines promesses de la campagne Kickstarter, comme la possibilité d’incarner Risky Boots ou le trio Sky/Bolo/Rottytops, ne soient disponibles que par le biais de deux DLC qui doublent la facture. Par conséquent, les intéressés préféreront peut-être s'offrir l'Ultimate Day One Edition qui devrait être disponible en version physique au printemps 2018 (Amazon.com et d'autres boutiques listant l'édition américaine pour le 24 avril, et Amazon UK indiquant une sortie pour le 27 avril en Europe). En effet, bien que son prix annoncé semble un tantinet prohibitif (entre 40 et 45 € chez les revendeurs français), elle inclura un artbook, l'album Risky Beats au format CD (regroupant un trentaine de morceaux), l’ensemble des contenus additionnels déjà sortis (dont ceux réservés aux backers), et le futur mode Costume qui permettra à Shantae de revêtir différentes tenues modifiants ses capacités (avec en prime un bikini bleu exclusif).

Afficher / Masquer les commentaires
0 commentaire(s)
COMMENTAIRES

Support
  • Switch
Editeur
  • WayForward Technologies
Développeur
  • WayForward Technologies
Genre
  • Action - Plate-formes
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 12
Sorties
   jeudi 08 juin 2017
   jeudi 08 juin 2017
   jeudi 31 mai 2018

Site officiel
http://www.shantaehgh.com/
Plan du site | Nous contacter | © Nintendo-Difference 2016