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Oddworld : L’Odyssée de Munch possède clairement beaucoup d'atouts spécifiques à la saga Oddworld, un humour décapant et une narration à la fois décalée et satyrique. En revanche, on peut s’interroger sur la nécessité de porter un opus un peu moyen de la saga sans réellement rafraîchir l’expérience ou apporter grand-chose de nouveau. Malgré un gameplay assez sympathique et une narration intéressante, le jeu est vilain et clairement essoufflé pour notre époque. L’expérience ne plaira donc qu’aux nostalgiques souhaitant absolument posséder le jeu en mode portable, et encore, pas sûr qu’ils aient envie de dépenser 29,99 euros sur l’eShop pour ça (pour ce prix, la trilogie originale aurait été plus acceptable).
Verdict !

Les +


  • L'humour noir
  • Le chara design
  • La personnalité des héros
  • Le gameplay malin
barre

Les -


  • Les visuels mornes et tristes
  • La musique peu inspirée
  • La difficulté mal dosée typique de l'époque de conception du jeu
  • Un port sans saveur dans l'ensemble
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Oddworld : Munch's Oddysee
Par Skyward, le dimanche 20 septembre 2020

Oddworld est une série de jeux conçue à la fin des années 90 et culte pour beaucoup de fans. L’univers d’Oddworld est blindé d’humour noir, de créatures insolites, et se focalise sur la critique de l’industrialisation à outrance ayant pour conséquence une dégradation de l’environnement. Le héros principal, Abe, se bat pour l’émancipation de son espèce (les Mudokons), ainsi que d’autres créatures maltraitées par les suprémacistes capitalistes du peuple Vykkers.

En 2020, un accord entre Microids et la franchise Oddworld est l’occasion de ressortir les jeux de la série sur Switch, y compris le troisième jeu de la saga, Oddworld : Munch’s Oddysee. Bien sûr, c’est une nouvelle qui fait plaisir aux fans, mais un jeu qui date de 2002 peut-il encore tenir la route ? Que vaut ce portage qui a pour but de redonner de l’attention à une saga qui a plus de 20 ans ?

Un monde étrange

Dans Oddworld : Munch’s Oddysee, le joueur incarne Abe, à qui un prophète a demandé d’aider une espèce en danger à cause des Vykkers : les Gabbits. On y incarne également Munch, un des derniers Gabbits justement prisonnier d’un laboratoire Vykker. Les deux compagnons doivent travailler main dans la main et utiliser leurs compétences complémentaires afin d’anéantir leurs oppresseurs et libérer des espèces en danger, y compris les petits Fuzzles. Oddworld : Munch’s Oddysee est un jeu d’aventure et de plateformes rempli de puzzles et enrichi d’un humour sadique contrastant avec la personnalité attachante de ses héros. Comme dans les opus précédents de la saga, c’est clairement cette narration atypique et incisive, ainsi que son univers contre-utopique qui contribuent au charme, notamment par le biais des cinématiques travaillées. Le jeu peut être très drôle et léger comme il peut sombrer dans le semi-gore et le glauque, et c’est un mélange qui fait encore son petit effet aujourd’hui. L’univers d’Oddworld reste inimitable et le chara-design des créatures est toujours aussi déroutant (et parfois dégoûtant dans le bon sens du terme) en 2020.

Attention, ça pique les yeux

En revanche, là où le bât blesse, c’est que si on enlève les lunettes roses de la nostalgie, c’est un jeu qui a extrêmement mal vieilli d’un point de vue technique et esthétique. Le portage pour la Switch étant très basique, on retrouve l’expérience dans son jus originel avec tous les problèmes existant déjà à l’époque. Oddworld : L’Odyssée de Munch avait déjà été critiqué lors de sa sortie pour ses visuels moins colorés et plus monotones que ceux des opus précédents, et ce n’est clairement pas à l’ère de la 4K que l’on va contredire cela. Les arbres pixelisés, la grisaille omniprésente, les bâtiments en béton, visuellement le jeu est assez déprimant. Même remis dans le contexte de son époque et du scénario qui met en avant un univers gangrené par la pollution, c’est une expérience très morne et tristounette, heureusement boostée par les dialogues et l’histoire beaucoup plus acidulés. Les mondes traversés se ressemblent tous et un sentiment de lassitude peut vite s’emparer du joueur. Musicalement ce n’est pas la panacée non plus avec beaucoup de boucles courtes qui se répètent.

Un duo de choc

D’un point de vue gameplay, l’originalité de ce titre est la possibilité d'incarner deux personnages complètement différents et complémentaires en les alternant à volonté pour pouvoir résoudre des énigmes. Ainsi, Abe est entre autres capable de contrôler et ressusciter ses compagnons Mudokons, mais n’est pas capable de nager, là où Munch peut nager, libérer des Fuzzles (petites créatures très agressives avec l’ennemi), ou se déplacer à toute berzingue dans un fauteuil roulant. Dans les niveaux, il est indispensable de se servir des deux héros pour arriver jusqu’au bout. Chaque niveau possède ses propres défis, mais dans l’ensemble il faut veiller à mobiliser le maximum de Mudokons, libérer le plus de Fuzzles possible et ramasser une espèce de monnaie étrange, le Spooce, qui permet d’upgrader ou ressusciter les Mudokons. Les énigmes sont parfois très complexes, et certains niveaux de la fin très laborieux, avec heureusement des sauvegardes faciles permettant de recommencer à gogo.

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