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PODCAST #91
E3 2019 : le grand débriefing
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Si Swords & Soldiers 2 reprend largement la formule de son prédécesseur, et souffre donc dans une certaine mesure des mêmes défauts, il demeure néanmoins très plaisant à jouer et apporte au passage son lot de nouveautés. Plus beau, plus riche et plus varié, on lui reprochera tout de même l’absence persistante d’un mode en ligne, ainsi qu’un prix un poil trop élevé. Si ce dernier point n’est pas un problème pour vous et que vous avez apprécié le premier volet, aucune raison de faire la fine bouche. En revanche, les stratèges exigeants et les joueurs économes auront sans doute meilleur compte de passer leur chemin ou d’attendre une petite promotion. Quant aux néophytes, ils peuvent se rabattre sur la version Wii U du premier épisode qui reste un excellent moyen de découvrir la série sans se ruiner.
Verdict !

Les +


  • Gameplay enrichi, mais toujours très accessible
  • Graphismes charmants
  • Campagne plus longue, plus variée et mieux scénarisée
  • Possibilité de mélanger les factions
  • Contrôles analogiques très agréables
barre

Les -


  • De la stratégie « light » toujours un peu bourrine et répétitive
  • Toujours pas de jeu en ligne
  • Prix un peu trop élevé
  • Les spécificités de chaque faction sont moins faciles à appréhender
  • Quelques imprécisions et problèmes de lisibilité
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Swords & Soldiers 2
Par Kayle Joriin, le vendredi 16 octobre 2015

Sorti initialement sur WiiWare en 2009, le premier Swords & Soldiers a connu de nombreux portages avant de finir sa course sur Wii U l’année dernière. Ce fut l’occasion pour Romino Games de refaire parler de sa franchise et de préparer l’arrivée du second volet, disponible sur l’eShop Wii U depuis le 21 mai. Et si on peut se douter qu’il finira lui aussi par se retrouver sur d’autres machines, il reste pour l’instant une exclusivité sympathique dont l’achat pourrait en tenter plus d’un malgré un prix d’entrée relativement élevé.

Marche et crève (bis)

Comme son prédécesseur, Swords & Soldiers 2 ne cherche aucunement à rivaliser avec les pointures du jeu de stratégie en temps réel. Il préfère proposer un gameplay simple et accessible, qui respecte néanmoins les principaux codes du genre. Les bases posées par le premier épisode sont d’ailleurs reprises ici quasiment telles quelles, et les fans seront donc en terrain connu. On retrouve notamment un nombre de ressources assez limité (l’or et le mana), un arbre de technologies plutôt basique, et une gestion des troupes simplifiée avec des unités qui se déplacent automatiquement le long de cartes linéaires en 2D vue de côté (avec quelques petits embranchements ici ou là).

À partir de là, le gameplay peut grossièrement se résumer à une production à la chaîne d’unités que l’on va assister avec quelques sorts ;  le but étant de faire bouger une ligne de front afin d’atteindre le QG ennemi et de le détruire. Pas forcément très excitante sur le papier, cette description illustre toutefois bien le côté répétitif et un peu bourrin du titre, heureusement contrebalancé par différentes petites subtilités. Chacune des trois factions disponibles (Vikings, Perses et Démons) possède ainsi ses propres sorts et unités, qui influent fatalement sur la manière d’appréhender les batailles. Il faut aussi penser à gérer intelligemment ses ressources pour ne pas se retrouver à sec au mauvais moment, et composer avec le système de cooldown qui limite l’utilisation des unités et des sorts les plus puissants. Alors certes, tout cela n’a rien de fondamentalement original dans un jeu de stratégie, mais l’ensemble reste suffisamment équilibré et varié pour distraire efficacement. D'autant que cette suite apporte son lot de nouveautés.

Ajustements stratégiques

Le changement le plus visible concerne sans doute l'aspect visuel du jeu, avec une réalisation revue à la hausse et une direction artistique plus fouillée qui tranchent radicalement avec le style dépouillé du premier volet. Pour profiter au mieux de cette embellie graphique, on préférera d’ailleurs jouer sur l’écran du salon, tout en s’essayant aux nouvelles commandes analogiques qui viennent agréablement compléter les modes déjà existants. Un ajout d’autant plus utile que la Wiimote et l’écran tactile s’avéraient assez « exclusifs » en termes d’affichage, la première étant uniquement utilisable sur le téléviseur, et le second obligeant à focaliser son attention sur le GamePad. Heureusement, la nouvelle maniabilité, basée sur des menus radiaux accessibles via les sticks et les gâchettes, est tout autant adaptée aux sessions sur grand écran qu’aux parties plus « intimes ». Et elle permet de proposer une base commune pour le multijoueur qui utilise les deux affichages simultanément. On regrettera donc juste la présence de quelques petites imprécisions dans l'utilisation de certains sorts de soutien, dues notamment à une lisibilité pas toujours optimale.

Bien entendu, les nouveautés ne s’arrêtent pas là, et c’est logiquement au niveau du gameplay que les ajouts les plus importants ont été effectués. Outre l’arrivée d’unités et de sorts inédits, de même que le rééquilibrage des arbres de technologies de chaque faction, les interactions avec nos troupes ont ainsi été un tantinet enrichies. Il n’est certes toujours pas question de les diriger comme on le souhaite, à la manière d’un jeu de stratégie « classique », mais les créatures les plus puissantes de chaque camp disposent maintenant de pouvoirs à activer manuellement. Chez les Vikings, l’imposante Helga peut par exemple entonner un chant de guerre qui accélère la vitesse de ses alliés. Le troll de guerre des Démons est capable, pour sa part, de balancer ses compagnons au-dessus des pièges et des lignes ennemies. Quant au Génie des Perses, il possède le légendaire pouvoir d’exaucer trois vœux, ce qui en pratique se traduit par une réduction temporaire des coûts en or et en mana liés à l’achat d’unités ou à l’activation des sorts.

Dans le même ordre d’idée, la récolte de ressources a subi quelques changements assez significatifs afin d’en faire un élément plus actif du gameplay. Au lieu de laisser ses ouvriers trimer en arrière-plan sans s’en occuper, il est à présent nécessaire de les envoyer récupérer les caisses d’or et autres conteneurs de mana qui sont régulièrement largués à différents points de la carte. Et autant dire qu’il est assez difficile de se passer de ces ressources supplémentaires dans la mesure où la récolte automatique ne ramène plus autant de brouzoufs qu’avant. Sans compter que le camp adverse n’hésite à envoyer ses pauvres péons histoire de tirer parti de cette nouvelle manne. Pour avoir les moyens de ses ambitions et s’assurer la victoire, il faut donc aussi s’occuper des lignes arrière, ce qui enrichit l’expérience de jeu de manière intéressante.

La mutualisation coûte cher

Dernier changement majeur par rapport au précédent volet, il est désormais possible de mélanger les unités et les sorts issus des différentes factions, à condition de les avoir préalablement débloqués dans la campagne principale. Cette dernière, qui nous met à la tête d’une petite coalition dirigée par le chef Viking Barberouge, s’avère d’ailleurs plutôt efficace dans sa construction, et dispose d’un scénario sympathique, même si ses velléités comiques ne font pas toujours mouche. Alternant missions principales, batailles libres optionnelles et mini-jeux bonus, le résultat est ainsi bien plus consistant et varié que ce que proposait le premier épisode. Et ce, même si paradoxalement, le fait d’avoir fusionné les campagnes des trois factions ne permet plus d’appréhender leurs particularités respectives avec la même facilité.

Certains pourront également regretter que les missions du mode Campagne forcent souvent à utiliser une stratégie bien spécifique, basée en général sur l’introduction d’une nouvelle unité, d’un nouveau sort ou d’une règle temporaire. On a de fait rarement accès à l’intégralité des possibilités de gameplay, et pour goûter à l’expérience stratégique « complète » proposée par Swords & Soldiers 2, il faut se diriger vers le mode Escarmouche (affrontements libres contre l’ordinateur) ou vers le mode Deux Joueurs évoqué précédemment. Cela étant, outre le côté purement didactique de la chose, il faut reconnaître que les contraintes imposées par les missions scénarisées leur donnent un petit côté Puzzle Game pas déplaisant, surtout lorsqu’on tente de remplir les objectifs annexes proposés. Et d’une certaine manière, c’est cette contextualisation qui donne une bonne partie de son intérêt à la campagne principale, là où les modes plus « libres » peuvent s’avérer un peu lassants à la longue.

Au final, le vrai point noir du titre reste toutefois l’absence de mode en ligne, déjà constatée sur la version Wii U du premier volet alors que ce mode était présent dans les versions PC et PS3 du titre en question. Certes, l’aventure solo proposée ici offre une grosse dizaine d’heures de jeu, auquel on peut ajouter quelques heures supplémentaires pour remplir tous les objectifs annexes, voire tenter de faire un peu de scoring sur certaines missions. On peut également considérer le temps passé en multi local ou dans le mode « Escarmouche », même si ce dernier reste sans doute l’un des moins passionnants. Malgré tout, il demeure assez dommageable de ne pas disposer de mode multijoueur en ligne dans un titre dont la rejouabilité est finalement assez faible une fois la campagne bouclée. Et cela est d’autant plus gênant que le dernier bébé de Romino Games est tout de même vendu près d’une vingtaine d’euros, soit deux fois plus cher que les versions les plus complètes de son grand frère.

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COMMENTAIRES

Support
  • Wii U
Editeur
  • Ronimo Games
Développeur
  • Ronimo Games
Genre
  • Stratégie
Nombre de joueurs
  • 1 à 2
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   mercredi 20 mai 2015
   jeudi 21 mai 2015
   Non prévue

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