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Si vous êtes fans de Kingdom Hearts, alors ne tenez même pas compte de cette note et courez vous le procurez, car il est dans ce cas résolument indispensable. Si au contraire vous n'avez jamais joué au premier, la plongée dans cet univers si particulier risque d'être plus difficile, mais malgré ses quelques défauts, Chain of Memories vaut largement le coup d'oeil.
Verdict !

Les +


barre

Les -


  • Donjons répétitifs
  • Aspect aléatoire pour gagner des cartes
  • Peu accessible aux non
  • initiés
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Kingdom Hearts : Chain of Memories
Par Ramzabeoulve, le 31 Décembre 2004

 Sorti en 2002 sur Playstation 2, Kingdom Hearts a très rapidement su s'imposer comme le troisième pilier de SquareEnix avec Dragon Quest et Final Fantasy. Mêlant habilement les univers de Disney et Final Fantasy, il a su se constituer un public composé de plusieurs millions de fans à travers le monde. Deux suites ont rapidement été mises en chantier : Kingdom Hearts II et Chain of Memories, qui nous intéresse aujourd'hui. Suivez les chaînes de la mémoire...



Une mémoire en morceaux


D'entrée de jeu, Chain of Memories tape fort et plonge directement le joueur dans l'ambiance. En effet, le jeu s'ouvre directement sur une scène cinématique splendide contant le début de l'aventure. L'histoire reprend là où s'était arrêtée celle du premier ; on retrouve ainsi Sora, le porteur de la Keyblade (vanne à la con : lui au moins, il risque pas de les paumer ses clés...), Dingo et Donald, étendus dans des champs verdoyants s'étendant à perte de vue. Sora rencontre alors un mystérieux étranger encapuchonné à un carrefour, qui lui parle en ces termes : "Devant toi se trouve quelque chose dont tu as besoin... mais pour l'obtenir, tu dois perdre quelque chose qui t'est cher". Notre héros suit donc cet étrange personnage, et arrive au château d'Oblivion. Une fois qu'il y pénètre, sa mémoire s'effacera progressivement, au fil des étages parcourus, faisant disparaître peu à peu ses souvenirs les plus profonds et les plus chers... Et quelle est cette "Organisation" régie par les Unknowns et qui semble très intéressée par Sora ? Qu'advient-il de Riku ? Qui est cette jeune fille blonde qui semble si triste ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses à mesure que Sora et ses compagnons progresseront dans le château d'Oblivion. La quête de la mémoire du porteur de la Keyblade commence.
Scénaristiquement parlant, Kingdom Hearts : Chain of Memories est une fabuleuse aventure. Tenant rôle de lien entre les deux épisodes Playstation 2, il comblera de joie n'importe quel fan de la série. Les personnages ont un charisme indéniable, il est impossible de ne pas s'attacher à eux. Nomura est un génie du design. A noter tout particulièrement les Unknowns, qui dégagent une prestance incroyable, et sont bien plus fourbes qu'il n'y parait : à ce sujet, l'Organisation est une entreprise assez complexe, où les complots se font et se défont : l'unité au sein même des Unknowns est loin d'être assurée. Naminé est également quelqu'un de très intéressant, au destin particulièrement tragique et émouvant. Les histoires secondaires au sein des mondes Disney sont loin d'être aussi passionnantes, mais se laissent suivre sans broncher. Et que dire de la mise en scène, proprement fantastique. Servie par des scènes cinématiques aux moments clés de la quête, ou une intensification de la musique lors des passages importants, elle atteint des niveaux d'excellence pour un jeu portable. D'ailleurs, l'intrigue en général explose tout ce qui a été fait à ce jour sur support portable. Cependant, comme Chain of Memories a pour thème principal les souvenirs de Sora, on peut toujours pester contre un certain déjà-vu dans la narration des univers Disney ; mais après tout, cet opus portable a toujours été annoncé comme un KH 1.5, donc sur ce point Nomura n'avait pas menti. Le plus gros bémol concerne l'accessibilité du scénario à ceux qui n'ont jamais touché à Kingdom Hearts premier du nom. Dans ce cas, l'histoire pourra sembler tarabiscotée, voire incompréhensible, car aucun résumé ne s'affiche au début de l'aventure, au contraire d'un Golden Sun 2. Et ce ne sont pas les 4 misérables lignes présentes dans le manuel qui vont changer quoi que ce soit. De ce fait, Kingdom Hearts : Chain of Memories cible déjà un public bien particulier : les fans du premier épisode. Intention louable, mais il est dommage de constater que les nouveaux venus auront du mal à se plonger dans l'aventure, aussi passionnante soit-elle. Mais ce défaut ne doit pas faire perdre de vue que le scénario est un des gros points forts du jeu, et qu'il laisse présager du meilleur pour Kingdom Hearts II.

Roselyne va se faire tirer...les cartes


Adapter Kingdom Hearts tel quel aurait été impossible : le gameplay a donc évidemment été revu et spécialement adapté pour la portable de Nintendo par l'équipe de Jupiter. Ainsi, la réalisation adopte désormais une 3D isométrique pour les phases de déplacement. Ensuite, les déplacements entre les différents mondes (qui représentent chacun un étage du château d'Oblivion) ne se font plus par vaisseau gummi (OUF!) mais via un téléporteur très pratique. Enfin, les combats ne se déclenchent que si Sora heurte un sans-coeur : il est donc plus aisé qu'avant de les esquiver. Mais la chose la plus importante, ce sont les cartes qui représentent désormais l'élément principal du jeu, autour duquel tout tourne. Décidément, entre Baten Kaitos, Phantasy Star Online III et la folie Yu-Gi-Oh!, c'est la mode. Mais que ceux qui pensent déjà "ahahah super, on va jouer à la crapette et au rami avec Donald" se cachent, car c'est loin d'être le cas. Chaque carte dispose d'un valeur allant de 0 à 9. Ces dernières se divisent en deux gros types, répartis en plusieurs sous-types: les "Map Cards", sur lesquelles nous reviendrons plus loin, et les cartes combat. Pour constituer son deck en vue des affrontements avec les ennemis, c'est ce dernier type qu'il va falloir gérer. Chaque carte coûte un nombre donné de CP à équiper, et Sora va devoir gérer son deck en fonction de ses CP maximum, augmentables à chaque niveau gagné. Les cartes combat sont divisées en plusieurs types : Keyblade, magie/invocation, objets et Heartless. Bien évidemment, le nombre de CP que coûte chaque carte est proportionnel à sa puissance et à sa valeur. Ainsi, une carte Keyblade de base valeur 5 coûtera bien moins de CP qu'une invocation Cloud valeur 7. Après, c'est au joueur de gérer son deck comme il l'entend, tout en conservant un certain équilibre entre les différents types de cartes disponibles. Cet aspect gestion est le bienvenu, d'autant plus que la navigation dans les menus s'avère intuitive et claire, les différents types de cartes étant séparés entre eux puis classés par valeur. Il sera possible de sauvegarder plusieurs decks différents, et par la suite d'équiper le plus adapté aux ennemis rencontrés. Au total, le nombre de cartes s'avère conséquent, et ceux qui ont la collectionite aigüe mettront un certain temps à toutes les avoir. Trois moyens existent pour obtenir de nouvelles cartes : les trouver en brisant certains objets dans les mondes, ou dans un Moogle Shop. Dans le dernier cas, les cartes seront vendues aléatoirement par paquets de 5, et le joueur ne pourra en choisir qu'une seule. Cet aspect aléatoire risque de chiffoner quelques personnes ; cependant, les cartes vendues chez le Moogle, même si elles ne sont pas toujours celles désirées, sont bien souvent puissantes et pallient à ce défaut. De plus, il est possible d'affiner son choix d'achat par type de cartes (Keyblade, objets...), donc au final ce défaut n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan de plaisir que sont les combats de Kingdom Hearts : Chain of Memories.

Les combats, un moment clé


Une fois un ennemi touché, le combat peut démarrer. Sora passe alors dans un décor en 2D, avec possibilité de se déplacer en profondeur. Et c'est à ce moment que les cartes entrent en action. Le sélecteur de cartes se situe en bas à gauche de l'écran : en utilisant les gâchettes, la carte sélectionnée change, et en pressant A, l'action indiquée sur la carte est effectuée. En pressant deux fois une direction, Sora peut effectuer une roulade d'esquive, B permet de sauter, Select d'afficher les cartes Heartless. Une fois épuisé, le deck se recharge via une carte noire spéciale, mais cette opération prend un certain laps de temps, de plus en plus long au fur et à mesure du combat. Si le gameplay des combats s'arrêtait là, le constat ne serait guère plus reluisant que sur PS2, à savoir des affrontements bourrins et assez répétitifs. Heureusement, pas mal de petites choses viennent rendre les combats bien plus passionnants et intéressants. #row_end

Tout d'abord, il y a le Card Break. Lorsqu'un ennemi attaque, sa carte s'affiche en bas au centre de l'écran, et il suffira de sélectionner une carte possédant une valeur plus élevée pour réaliser un Card Break, c'est-à-dire une contre-attaque ayant pour effet d'étourdir l'attaquant un instant. Bien évidemment, les ennemis peuvent aussi faire des Card Break sur les cartes de Sora, et il faudra être particulièrement vigilant. Un cas spécial concerne celui des cartes de valeur 0 : elles ont le pouvoir de faire un Card Break contre n'importe quelle valeur de carte, mais elle pourra également être contrée par une carte lambda, quelle que soit sa valeur. Une arme à double tranchant, donc. Ensuite, on trouve le système de "stocking". En pressant simultanément L et R, une carte se place en haut de l'écran. Pour créer un combo, il est nécéssaire de stocker trois cartes, puis d'appuyer une ultime fois sur les gâchettes. Par exemple, une bête carte Fire, stockée avec deux autres Fire, verra sa puissance démultipliée et se transformera en Firaga. Les invocations et autres magies seront ainsi bien plus puissantes si plusieurs cartes identiques sont stockées ensemble. Les attaques spéciales de la Keyblade se déclenchent également de cette facon, à la différence près que cette fois, la valeur des cartes utilisées jouera également. Par exemple, trois cartes Keyblade dont la somme totale des valeurs se situera entre 1 et 6 déclencheront l'attaque Arcanes. Cependant, les capacités liées à la Keyblade ne se débloqueront que lorsque Sora gagnera suffisament de niveaux. Enfin, Donald, Dingo et le personnage Disney secondaire de chaque monde ne se battront plus directement avec Sora comme c'était le cas sur PS2, mais apparaîtront aléatoirement sur le champ de bataille sous forme de cartes à récupérer et utilisables par la suite. Bref, le système de combat est bien plus complet et profond qu'il n'y paraît au premier abord. Moins bourrin que son grand frère PS2, Chain of Memories utilise intelligemment les cartes pour créer des affrontements dynamiques et pas trop rentre-dedans. Les combos en stocking sont nombreux, suffisamment en tout cas pour que les combats soient variés. Bien sûr, avec l'habitude, ils deviendront indéniablement plus directs dans leur déroulement, mais un des gros écueils de Kingdom Hearts premier du nom est habilement évité ; c'est un véritable plaisir d'affronter les Heartless.

Sora le petit architecte


L'autre innovation de Chain of Memories concerne le système de Room Synthesis. Grâce à lui, le joueur pourra modifier à sa guise les salles des donjons. A chaque fin de combat, les ennemis lâcheront une "Map Card". L'intêret de ces dernières est de remplir les salles qui constituent les mondes, disposant eux d'une architecture de pièce fixe. En effet, quand Sora débarque dans un monde, toutes les portes sont fermées, et c'est à lui de les déverouiller et de les créer en utilisant ces Map Cards, réparties en 3 types : les cartes "Heartless", qui gèrent le nombre d'ennemis apparaissant, les "effets" qui donnent de la puissance supplémentaire à certaines cartes et les "objets" permettant de faire apparaître un coffre, un point de sauvegarde ou un Moogle Shop. Cependant, cela serait trop simple si il n'y avait pas certaines conditions à remplir pour ouvrir une porte. Ainsi, la valeur jouera encore une fois un rôle important. La carte utilisée devra donc la plupart du temps être au-dessus ou en dessous d'une valeur donnée pour pouvoir être utilisée. Les Map Cards spéciales "Event" jouent également une importance cruciale : ce sont elles qui premettront d'avancer dans le scénario. Au nombre de trois par monde, elles seront données à Sora dans des salles spéciales. Il va donc falloir jongler entre les différentes Map Cards pour créer des salles où les combats seront plus aisés, placer un point de sauvegarde pile avant le boss, ouvrir un Moogle Shop... Seulement, si créer son donjon selon ses désirs part d'une très bonne idée pour casser la routine inhérente à ce genre de jeu, son application est bien moins convaincante. Là encore, les Map Cards sont reçues aléatoirement après chaque combat. Sauf que cette fois, ne pas tomber sur la bonne carte s'avère extrêmement contraignant. Il est possible de passer un sacré bout de temps à combattre avant d'obtenir la carte voulue qui ouvrira telle ou telle porte. Cependant, le Room Synthesis reste une excellente initiative, qui évite des donjons imposés pour laisser une once de liberté au joueur. Le plus gros défaut concerne en fait les donjons eux-mêmes. Les salles sont bien souvent assez étriquées, voire étouffantes. Répétitifs, ils se contentent de reproduire toujours le même schéma, à savoir trouver la salle de l'Event 1, puis celle de l'Event 2, et enfin aller se faire le boss. Aucune énigme n'est présente, le jeu est essentiellement tourné vers l'exploration. Sachant que Kingdom Hearts n'a jamais eu l'intention d'être un Zelda, ceci est largement excusable. Mais du coup, il est déconseillé de faire plus de trois mondes d'un coup sous peine de voir la lassitude s'installer. D'autant plus que comme Chain of Memories reprend les mondes du premier opus, le joueur blasé aura une forte impression de déjà-vu au niveau des évènements, d'ailleurs moins nombreux que sur PS2, ce qui est somme toute logique.

Un monde à part


Sur le plan graphique, Kingdom Hearts : Chain of Memories est une petite merveille. L'adaptation en 3D isométrique est magistralement faite. SquareEnix a fait cracher ses tripes à la console pour nous pondre des décors sublimes, qui retranscrivent parfaitement le charme des différents univers Disney visités, et des sprites plus qu'imposants mangifiquement animés, jusqu'au moindre détail. Impossible de ne pas verser une larme d'émotion quand on apercoit ce Cloud solitaire, si charismatique, qui s'avance dans le Colisée d'Hercule, ou lorsqu'on se balade dans les ruelles d'Agrabah... Les effets lors des combats ne sont pas en reste, et à part des magies un peu cheap graphiquement, il n'y a rien à reprocher, surtout que l'ensemble bouge avec une aisance incroyable. Jamais un ralentissement ne vient perturber la partie. On pourra chipoter contre des décors au sein des mondes finalement pas si variés, mais ce serait vraiment chercher la petite bête. Chain of Memories n'a pas à rougir devant certains jeux DS, et est la preuve que la GBA n'a pas fini d'être exploitée. Et que dire des quelques cinématiques qui parsèment l'aventure, si ce n'est qu'elles tuent littéralement. Si la qualité PS2 tant clamée n'est pas tout à fait présente, le résultat est tout de même absolument bluffant. Quand aux musiques, rester insensible devant certains thèmes s'avère très difficile. Si là encore une grande majorité des mélodies sont reprises de KH1, elles n'en restent pas moins absolument splendides et enchantent les oreilles. Rarement a-t-on entendu plus varié sur GBA : pour preuve, le thème des combats change à chaque monde, ce qui montre bien le soin apporté à ce niveau. Pour finir, la durée de vie est plus qu'honorable : une quinzaine d'heures pour finir la première quête. Pourquoi première ? Car une fois l'aventure de Sora bouclée, se débloque une deuxième quête qui, même si elle est deux fois plus courte que la première, reste véritablement intéressante, notamment du point de vue scénaristique. Ajoutons, sans trop spoiler, que le personnage concerné par cette deuxième quête ne se joue pas du tout de la même façon que Sora, et comblera tous les fans de Kingdom Hearts. A signaler enfin la présence d'un mode deux joueurs plutôt anecdotique, des duels dans différentes arènes. Un petit bonus sympathique pour une aventure épique. Au final, Kingdom Hearts : Chain of Memories souffre de quelques défauts qui l'empêchent d'atteindre les sommets du genre. Mais inutile de se leurrer, cela reste une des plus belles aventures disponibles sur GBA, absolument indispensable pour les fans de la série. Ceux qui n'ont jamais touché au premier Kingdom Hearts auront certes plus de mal à rentrer dans le jeu, mais ce serait dommage de se priver d'un aussi bon jeu pour si peu. Un bien beau cadeau de Noël signé SquareEnix.
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COMMENTAIRES

Support
  • Game Boy Advance
Editeur
  • Square Enix
Développeur
  • Jupiter
Genre
  • RPG Card Battle
Nombre de joueurs
  • 1 à 2
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   6 mai 2005
   7 décembre 2004
   11 novembre 2004

Site officiel
http://www.square-enix.co.jp/games/gba/khcom/
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