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 Nintendo  A-RPG     Site officiel
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switch
Test Nintendo Switch de Marvel Ultimate Alliance 3 : The Black Order, les supers-héros envahissent la Switch

 Par Draco,
 le 10/08/2019 à 13H52

Comme dirait Forest Gump : « Les Marvel, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber ». Blockbuster assuré dans les salles obscures, bon moment de divertissement sans prise de tête pour les uns, adaptation désastreuse des comics pour les autres, le passage des super-héros en jeu vidéo, lui, est tout aussi particulier. Alors quand il s’agit d’en proposer toute une ribambelle dans un jeu d’action/beat’em up teinté de notions de RPG, en exclusivité sur Switch qui plus est, forcément, la curiosité des joueurs monte d’un cran. Et avec une certaine Team Ninja, filiale de Koei Tecmo (Nioh, Ninja Gaiden, Hyrule Warriors) aux manettes, leur intérêt frétille. Alliance ultime ou pas, on vous dit tout !


Un test rédigé par Goonpay.


Vers l’infini et au-delà

Si le recoupement des super-héros dans une aventure ne date pas d’aujourd’hui (c’est le troisième épisode de la série), il n’en reste pas moins délicat de l’inscrire dans un univers cohérent et acceptable pour tous. Grâce à son multivers bien complexe, tous les fantasmes sont presque possibles. En se basant sur l’histoire des Pierres de l’Infini et Thanos, Marvel Ultimate Alliance 3 : The Black Order parvient donc à faire cohabiter plus de trente super-héros dans une histoire qui, si elle n’est pas très profonde, fonctionne malgré tout très bien et fait écho aux dernières productions cinématographiques. Bien entendu, tous les personnages croisés durant le périple ne sont pas jouables mais ont l’avantage de faire monter la côte du fan service et d’imaginer des choses sympas pour le pack d'extension à venir.


Tout commence lorsque l’équipage du Milano (le vaisseau des Gardiens de la Galaxie) fait la découverte d’un vaisseau Kree abandonné (du moins en apparence) qui semble détenir une source d’énergie impressionnante. La bande de Star-Lord va très vite faire la rencontre de Gamora et apprendre l’existence des Pierres de l’Infini convoitées par le Black Order (les méchants à la solde de Thanos). S’en suit un enchaînement d’apparitions de personnages dans une multitude de lieux et univers bien connus des fans de Marvel, comme le Bouffon Vert, le Caïd (Kingpin), Ultron et bien d’autres, en passant par des lieux emblématiques tels que le manoir des X-Men, le Wakanda, la tour Avengers, Asgard et compagnie.   

Fidèle à l’esprit Marvel qui a surgi ces dernières années, avec ses touches d’humour dans une histoire grave menant à un drame interplanétaire pris à la légère, l’aventure principale de Marvel Ultimate Alliance 3 : The Black Order se découvre et se savoure agréablement, notamment grâce à ses nombreuses cinématiques. Ces scènes assurent d’excellentes transitions entre les différents passages d’action ou changement de lieux et permettent de bien valoriser les différents protagonistes (alliés comme ennemis), là encore, en jouant entre le caractère comique ou tragique de la situation.


Que ce soit par les répliques ou par les situations elles-mêmes, on se sent comme au cinéma, bien installés au fond du canapé, manette en main, le popcorn pas très loin, à savourer les aventures hollywoodiennes de ces super-héros le temps de la dizaine d’heures nécessaires au bouclage de la campagne principale.

Mais ceci n’est que l’enrobage du contenu, car le but premier, c’est quand même de distribuer des baffes à tout-va.

On se regroupe tous et on leur en met plein la tronche !

Débuter l’aventure avec les Gardiens de la Galaxie n’a rien d’anodin puisque cela permet d’emblée de disposer d’une équipe de quatre joueurs, élément fondamental du gameplay de la série. En effet, bien que l’on ne gère qu’un personnage à la fois, la notion d’équipe est primordiale pour la mise en place des synergies durant les combats.


Chaque personnage dispose d’une série d’attaques rapides, d’une attaque puissante et de quatre attaques spéciales qui se débloquent, un peu comme dans Diablo 3, en fonction du niveau du personnage. On passe donc son temps à spammer les touches X et Y pour faire des petits combos dans le but de remplir sa réserve d’énergie symbolisée par un demi-cercle bleu sous le portrait du héros. L’autre demi-cercle rouge représente simplement la vie. Pour déclencher une attaque spéciale, il faut donc consommer de son énergie. Évidemment, il est aussi possible de placer des esquives, des blocages, ainsi que des sauts. Assez basique, donc, et facile à prendre en main.

C’était pourtant sans compter sur cette fameuse synergie entre les combattants. Les attaques spéciales peuvent se combiner à celle d’autres héros, multipliant leur puissance. La composition de l’équipe peut donc être à envisager en fonction de ses affinités. Durant le combat, une jauge spéciale se remplit au fur et à mesure des coups donnés afin d’envoyer, après pression sur L+R, une attaque « EX » dévastatrice qui, une nouvelle fois, peut se combiner avec les trois autres larrons pour devenir une attaque EX/AX (Alliance Extrême)… Déluge d’effets spéciaux à l’écran assuré !


Autre subtilité du gameplay, le « Choc » des ennemis. Il existe en gros quatre classes d’ennemis : les basiques, les objets, les costauds, et les boss. Les deux premières ont une simple barre de vie, tandis que les deux autres disposent en plus d’une sorte de bouclier, symbolisé par une barre violette. En détruisant cette barrière, ils deviennent plus vulnérables et, à ce moment-là, on peut leur placer une attaque spéciale pour les mettre en état de choc et ainsi augmenter le délai de récupération de cette protection. À noter qu’il est aussi possible de placer des contres lors de certaines frappes ennemies qui les fera passer directement en état de choc. 

Les boss, eux, fonctionnent de la même façon, avec une endurance plus grande et des phases différentes.

Finalement assez proche d’un hack’n’slash, Marvel Ultimate Alliance 3 : The Black Order est avant tout un bon gros défouloir qui peut sembler répétitif à la longue, ce qui reste inhérent au genre. Ce ne sont en tout cas pas les micro-passages d’énigmes ou de « courses » que l’on retiendra, tant ils sont anecdotiques et, en définitive, peu utiles. Fort heureusement, certains combats de boss sont un peu plus stratégiques, obligeant à se servir d’objets ou à se replier pour éviter les dégâts et s’avèrent même « épiques » pour quelques-uns.


Pif, paf, pouf, badaboom, bang, huitsch, piou-piou, splash… level up !

Malgré tous les fracas et tumultes de combats acharnés, et en boucle, il ne faut pas oublier que MUA 3 est qualifié de A-RPG. Cette touche « RPG », bien qu’au second plan, reste tout de même présente. Elle est apportée par plusieurs points : le leveling, l’amélioration des pouvoirs, l’arbre des talents et le craft des ISO-8.

Concernant la prise de niveau, peu de choses à dire, l’expérience augmente tout au long des combats et des cubes d’expérience peuvent être utilisés pour aller plus vite.

L'acquisition des pouvoirs est liée au niveau du personnage (quatre paliers pour quatre pouvoirs spéciaux). Avec les points techniques gagnés, on améliore leur efficacité jusqu’à cinq rangs au maximum.

L’arbre des talents s’appuie sur les statistiques des personnages. Au départ, un seul hexagone est disponible, puis en fonction des points dépensés dans les bonus, on crée un maillage qui donne accès à d'autres secteurs (six au total). En complétant chaque secteur, ce qui correspond à un bon nombre de points – donc un sacré temps de farm –, on obtient un bonus bien appréciable (par exemple, un bonus d’expérience pour monter plus rapidement les autres super-héros).


Pour finir, les ISO-8 sont des cristaux de différentes qualités, là aussi récupérées plus ou moins aléatoirement, durant les combats ou les missions, qui permettent de customiser un peu plus chaque héros. Ces pierres peuvent être affinées jusqu’à cinq rang pour améliorer leurs caractéristiques, en échange de composants et d’argent, bien entendu. Pour obtenir ces composants il faudra encore passer par du loot aléatoire ou du recyclage d’ISO-8. Les joueurs de Starlink trouveront le système un peu similaire et simple à comprendre, malgré une interface peu pratique.

Effusion de Jean

Grosso modo, le fonctionnement de Marvel Ultimate Alliance 3 : The Black Order est de type pyramidal. On commence par affronter la masse de sbires de base, puis vient la vague des costauds. Après quelques avancées dans les couloirs, on tombe sur un boss d’appoint et tout au bout, le gros méchant pas beau qui vient chercher sa raclée. De fait, la sensation de progresser dans des couloirs est très présente, et ce ne sont pas les micro-embranchements pour aller chercher un coffre ou une faille qui y changeront quelque chose. Pour autant, on ne peut pas dire que le jeu manque de variété dans les décors puisque les huit chapitres de l’histoire nous emmènent dans des zones bien différentes, le Wakanda faisant sans conteste partie des plus belles zones du jeu. Le look des ennemis correspond naturellement à l’univers dans lequel on se trouve, en résulte un bestiaire plutôt correct.


Du côté des héros (et méchants) célèbres, c’est franchement propre. On passera sur l’esthétique des tenues secondaires, un peu sans âme, et même si on regrettera les quelques similitudes entre certains, essentiellement dans les attaques, comme la série Spider-Man/Spider-Gwen/Miles Morales (ce qui reste logique), la personnalité de chaque héros se ressent dans les moindres mouvements et paroles.

Alors, on ne dira pas que Marvel Ultimate Alliance 3 : The Black Order est techniquement sublime. L’aliasing n’aide pas, les textures sont assez classiques, la caméra peine à se placer correctement dans certaines situations… Cependant, l’univers Marvel est totalement respecté, coloré, et surtout, cette avalanche d’effets spéciaux qui en balance plein l’écran, certes, au profit d’un downgrade évident mais pas rebutant, c’est juste jouissif. On ne tourne pas toujours en 30 FPS, mais la nervosité de l’action, l’intensité que peuvent prendre certains combats, la mise en scène et la licence Marvel permettent clairement de maintenir le joueur scotché à l’écran. 

Il ne faut pas non plus oublier la présence des voix anglaises qui ajoutent une bonne couche d’intégration à l’univers. En revanche, les musiques sont beaucoup plus en retrait, peut-être afin de profiter un maximum des bruitages de l’action.


Marvel Ultimate Alliance 3 : Endgame

La grande force du titre, qui s’accorde d’ailleurs à merveille avec la Switch, est la possibilité de jouer jusqu’à quatre, en ligne ou en local. Si les menus manquent d’ergonomie à plusieurs, il n’en reste pas moins qu’une fois en jeu, la mayonnaise prend vraiment bien. Il faut reconnaître qu’en solo, l’IA des alliés, sans être absolument stupide, n’est pas non plus exceptionnelle. 

Petite parenthèse sur les missions qui ont le mérite d’assurer un brin de variété, avec tantôt des défis en solo (un seul personnage jouable donc), des séances de castagne pure où l’objectif est d’anéantir un maximum d’ennemis dans le temps imparti, celles où il faut au contraire en tuer un certain nombre, d’autres où le temps joue contre nous pour boucler une épreuve, des affrontements multiboss… 

Une fois l’histoire découverte et les modes de difficulté supérieure débloqués, il est bien plus agréable de « grind » entre amis. Et c’est en effet une des majeures parties du temps d’occupation qu’il reste. Car après avoir bouclé l’aventure en ultime, récupérer tous les collectibles et fini toutes les missions en trois étoiles, il n’y a plus rien à se mettre sous la dent. Que les complétionnistes se rassurent, il faudra compter une bonne centaine d’heures tout de même pour y parvenir.


Conclusion : OUI !

Amoureux des beat’em all et hack’n’slash, vous ne pouvez pas faire l’impasse sur Marvel Ultimate Alliance 3 : The Black Order. Certes, contrairement à Diablo 3, aucun système de saison ne répond présent pour assurer une longévité interminable au jeu, mais le pack d’extension prévu cet automne aura largement, on l’espère, de quoi relancer le jeu. Oui, il n’est pas non plus un monstre de technique, mais la multitude de super-héros à jouer et faire évoluer, l’univers Marvel, la nervosité et la grandiloquence des attaques, ainsi que le fun immédiat et sans prise de tête que procurent les parties multijoueurs justifient presque à eux seuls l’achat du jeu. En obtenant l’exclusivité de ce titre (chose curieuse et intéressante, soit dit en passant), Nintendo s’offre une bonne opportunité de rafler quelques fans de la licence à sa cause et ils auraient tort de bouder ce plaisir. La fenêtre de sortie n’étant peut-être pas idéale, il faut espérer qu’il ne subisse pas le même traitement que Starlink, un jeu quelque peu boudé malgré ses très grandes qualités. En tout cas, ici, on y retourne !

LES PLUS : 

+ La ribambelle de super-héros
+ L’esprit Marvel respecté avec ses touches d’humour
+ Les cinématiques vraiment cool
+ Les répliques amusantes qu’on peut s’envoyer entre joueurs
+ La durée de vie bien conséquente
+ La coopération

 

LES MOINS :

- Des personnages pas tous intéressants à jouer
- Répétitif forcément 
- Les menus manquent d’ergonomie


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Le système de verdict de Nintendo-Difference repose sur trois niveaux :

- OUI ! (nous recommandons l'achat de ce titre, peu importe quel joueur vous êtes : vous l'apprécierez, à condition de ne pas être hermétique au genre)

- "Peut-être" (nous recommandons de bien lire le test avant d'acheter le jeu, car il peut ne pas correspondre à tout le monde, et ce pour des raisons qui peuvent largement être différentes d'un jeu à un autre). Par exemple, un titre peut être tout à fait exceptionnel et obtenir un "Peut-être" parce qu'il se classe dans un genre de niche qui ne correspondra pas à tout le monde alors qu'un autre pourra s'avérer vraiment moyen et à ne réserver qu'aux puristes du genre ou aux fans inconditionnels (comme dans le cas d'une adaptation par exemple).

- NON (nous ne recommandons pas l'achat de ce jeu). Trop mauvais ou trop cher pour ce qui est proposé.

Nous avons abandonné l'idée des notes, car celles-ci n'aident en rien à faire un choix, avec ce système vous savez si vous pouvez acheter les yeux fermés, s'il faut bien lire le test pour savoir si le jeu peut vous convenir ou s'il faut tout simplement s'enfuir.



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